Puppet master de David Schmoeller (1989) USA

Puppet-master-poster-affiche

 André Toulon est un fabricant de poupées qui a trouvé une formule égyptienne permettant de donner vie à des objets inanimés. Il décide d’en faire l’expérience sur ses poupées, qu’il nomme les Puppet Master. Mais les nazis sont à la poursuite de Toulon, ce dernier sentant sa fin arrivée décide de se tuer, emportant par la même occasion son secret. Mais plusieurs années plus tard, son secret et ses Puppet Master refont surface.

Après avoir eu très peur en 1987 avec le film Dolls de Stuart Gordon, qui traitait également de poupées et de pantins démoniaques, je découvrais deux ans plus tard Puppet Master réalisé par David Schmoeller (qui à ses heures est aussi producteur, scénariste, monteur et comédien…) Côté réalisation, on lui doit deux bon films  Le Piège (Tourist Trap) avec Chuck Connors en 1979 et Fou à tuer (Crawlspace) avec le glacial Klaus Kinski en 1986.

Puppet Master est le premier d’une franchise increvable dans la lignée de Jason and Freddy… A ce jour, il y n’a pas moins de 11Puppet Master ! Une franchise gagnante et toujours aussi charmante pour les amateurs de production Full Moon.

Au niveau interprétation, avec un budget pas vraiment énorme, on retrouve des acteurs qui ont déjà fait parler d’eux comme Irene Miracle, connue pour beaucoup dans le cultissime Midnight Express (1978) où elle jouait Susan la fiancée de Brad Davis ou pour son rôle de Rose Elliot, jeune poète new-yorkaise dans le film Inferno (1980) de Dario Argento.

André Toulon, le maestro des marionnettes est interprété par William Hickey, que l’on a vu dans une multitude de films, je ne vous citerai que Darkside, les contes de la nuit noire en 1990 et L’Étrange Noël de monsieur Jack, dans lequel il prête sa voix au Doctor Finkelsteinen 1993. Il décède malheureusement en 1997. On continue avec un petit caméo de la très belle Barbara Crampton, vue dans Re-Animator et From Beyond et plus récemment le très bon « home invasion » You’re Next.

On arrive aux autres interprètes et pas des moindres : les jolies petites marionnettes, qui nous font sursauter pendant 1h25min ou presque…On commence par les femmes… C’est mon côté galant, je vous présente donc la belle Leech Woman et ses sangsues tout droit sorties de sa bouche pulpeuse ! Il y en a qui vont aimer…j’en doute pas ! Pinhead, avec sa petite tête et ses grosses mains étrangleuses (à noter, que pour les gros plans, notamment où il cogne une jolie jeune fille, une naine a prêté ses mains…), Tunneleravec son crâne en forme de foreuse (c’est mon petit préféré !), Blade habillé d’un imperméable noir et d’un masque façon Vendetta, tue grâce avec son terrible crochet à la main gauche et sa lame coupante à la main droite…les deux font la paire vous me direz ! Torchcasque à pointe de rigueur, et son lance flamme au bras droit (très utile pour allumer les barbecues) et Jester, très graphique, avec son visage modulable, que l’on voit très peu mais qui interpelle quand même ! Voici donc l’équipe de joyeux lurons…et que la fête commence !

Par contre, il faut bien leur donner vie à ses petits personnages du bonheur, on fait donc appel au regretté David Allen (digne Héritier deRay Harryhausen, qui n’a hélas jamais eu la reconnaissance qu’il méritait) qui les anime en stop motion (animation image par image) ou avec l’animatronique (pour les puristes…ce sont des mécanismes internes, sorte de câbles actionnés à distance par des opérateurs). Le tout donne à l’ensemble une animation bien huilée, avec un effet inquiétant et démoniaque à l’histoire.

 C’est réussi, mais ça ne fait pas tout ! Oui, car Puppet Master, c’est surtout une ambiance particulière qui donne ce côté guignolesque avec sa musique très cirque, un peu foire des ténèbres ! Une ambiance glauque et mélancolique à souhait, une vraie comptine pour enfant pas sage (ça en calmerait certains, j’en suis sur…)!! Une musique qui reste en tête encore et encore…

Une composition de Richard Band, le fils d’Albert Band, (une histoire de famille), à qui l’on doit également les musiques de Ghoulies,Re-animator et sa suite la fiancée de Re-Animator…..

Même si le film à quelque peu vieilli, il garde cette nostalgie fantastique, que j’avais découvert lors de mes 16 ans en 1989, en le louant dans mon ancien vidéoclub (disparu depuis dans une fissure style THE GATE avec son propriétaire…). Quelle belle époque, aujourd’hui, révolue …bon allez, j’arrête le côté nostalgique.

En conclusion, ce fut un grand plaisir de le revoir, grâce notamment à nos amis d’Artus Films qui ont ressorti les 3 premiers volets de cette superbe franchise immortelle (allez, on fait un peu de pub !). Bon je vous laisse, je pars en vacances à San Francisco, direction l’hôtel Bodega Bay ou une belle suite m’attend….