Livide de Julien Maury et Alexandre Bustillo (2011) FRA

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En Bretagne, la nuit d’Halloween Lucie Clavel et deux copains décident de cambrioler sur un coup de tête la maison de Déborah Jessel, une professeur de danse classique, aujourd’hui centenaire et plongée dans le coma…..

Donc voici un petit résumé du film Livide de Julien Maury et Alexandre bustillo, les compères de l’excellent A l’intérieur qui a troublé toute une génération dont les femmes enceintes avec la fantastique et troublante Béatrice Dalle. On retrouve donc nos deux réalisateurs pour Livide avec un scénario qu’ils ont écrit. On était en droit, après l’énorme A l’intérieur, d’attendre au moins la même chose, voir beaucoup mieux, non ? Du coup, ciseau rouillé (D’ailleurs dans leurs films ils aiment les ciseaux, Julien et Alexandre, vous comprendrez pourquoi).

Pour tout vous dire, ce fut une énorme déception, je me suis un peu, voire beaucoup perdu dans Livide, à la manière d’un chat dans les méandres d’un labyrinthe. Un manque d’intrigue, c’est long et on comprend que dalle (même si on la voit peu dans le film… attention jeu de mots !) Avec une première demi-heure prenante, le reste du film reste un peu désordonné, ça part dans tous les sens, c’est tiré par les canines euh par les cheveux, il y a trop de choses qui ne sont pas claires voire incompréhensible, c’est un peu… bordélique.   On plonge à la fois dans le vampire, la maison hantée, le survival….on mélange les genres et finalement la mayonnaise ne prend pas ! Trop de clichés et surtout aucune tension réelle !

Malgré une bonne et convaincante interprétation de Chloé Coulloud, le reste du trio et plutôt décevant voir bancal, ils ne sont pas du tout crédibles ni même attachants. On retrouve une Catherine Jacob bien flippante, même si on aurait pu croire qu’elle était en mode diesel sur ce film…La double apparition fantomatique de Béatrice Dalle notamment dans une scène très réussie de la baignoire, laisse à penser que sa participation pour le film se résume à : Bonjour, il y a de la lumière, je peux rentrer  pour une ou deux scènes ? Ah oui, j’en oublie la belle danseuse Marie Claude Pietragala qui nous fait quelques pas de danse, sans trop savoir ou elle atterrit au bout du compte …

Tout ce petit scénario se déroule dans une jolie bâtisse qui vole la vedette aux interprètes du film… un beau décor intérieur et extérieur, mais mal mis en avant… le tout baigné dans une belle photographie et des effets spéciaux bien graphiques signés Olivier Afonso et toute l’équipe de l’atelier 69 (encore une fois du beau boulot !) Malheureusement, cela ne suffit pas à sauver le film..

En conclusion, cela devait être original sur le papier mais c’est tout le contraire à l’écran. Ce n’est pas vraiment approfondi, ça manque de compréhension et de tension. Un budget plus conséquent aurait-il aidé à son développement ? Bon, ils ont fait avec les moyens qu’ils ont eus ! En tant que spectateur j’en suis ressorti comme le titre du film… LIVIDE ! Je ne veux pas être sévère mais on peut se dire que les deux potes étaient en mode ralenti sur ce film, c’est bien dommage ! C’est un peu le foutoir au bout du compte…On reste vraiment sur sa faim, c’est un concept de base qui aurait pu prendre une dimension réellement intéressante, mais pour ma part c’est une coquille vide.

On va se dire que c’est peut être une erreur de trajectoire ! En espérant qu’ils fassent mieux sur le prochain, c’est tout ce que je souhaite à ces deux passionnés. Ce n’est que mon avis, faites votre avis vous-même en le regardant.

Loïc BUGNON